Datasmog

Datasmog illustre comment les participants évoluent au sein de l'immersivité de leurs pratiques numériques. Pour ce faire, Datasmog met en oeuvre plusieurs techniques comme la contorsion, le jonglage-contact et la création audiovisuelle en temps réel.
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Le point de départ de cette création est l’infobésité. L’espèce humaine semble être arrivée au point où elle n’est plus capable de traiter correctement les informations qu’elle génère. Notre attention est constamment perturbée par la publicité, les notifications des réseaux sociaux, les 1001 tâches qu’on attend de nous mais qui sont autant de distraction par rapport à ce qui doit être réellement accompli. À cause de cette surcharge d’informations, cette infobésité, l’humanité semble être sur le point de rencontrer une dissonance cognitive majeure. Trop d’informations tend à rendre les choix plus difficiles, les sollicitations constantes diminuent l’attention et entraînent de mauvaises décisions ou une paralysie de l’analyse.
Toutefois, des indices montrent que nous sommes déjà en train d’évoluer pour intégrer ces flux de données intarissables à nos vies : la nomophobie, la FOMO (peur de rater quelque chose) sont des signes que nos cerveaux se reconfigurent pour filtrer cette bouillie de données peu structurées en informations valables.

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Datasmog illustre ce changement en dépeignant comment les participants évoluent au sein de l’immersivité de leurs pratiques numériques. Pour ce faire, le spectacle met en scène une artiste immergée dans une représentation de flux de données, puis progressivement se mettent en place les éléments qui permettent au modèle de traiter et d’absorber ces flux montrant ainsi la permanence de sa personnalité propre. Datasmog met donc en oeuvre plusieurs techniques comme la contorsion, le jonglage-contact et la création audiovisuelle en temps réel. L’aspect audiovisuel représente les flux de données. La contorsion et le jonglage-contact quant à eux représentent l’adaptation de l’être à l’ère digitale et comment il évolue pour prendre en compte ses nouvelles contraintes environnementales que sont les flux numériques. La contorsion permet de représenter la plasticité nécessaire à l’humain pour appréhender les informations ainsi que les tensions qui naissent des contradictions inhérentes au gigantisme du flux de données.

L’approche de L:ED se fonde sur la création de passerelles entre les différentes pratiques artistiques grâce au digital pour illustrer la place de l’humain enter les mondes physiques et numériques, entre réel et virtuel. Après avoir exploré avec succès les dynamiques entre la danse (Side by Side) et les arts performatifs (Digital Primitive) avec les arts numériques, L:ED propose un nouveau spectacle intégrant désormais les arts du cirque à son approche digitale.

 

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